Aujourd’hui, séance très tôt (enfin pour moi) de REC (sorti le 23 avril 2008), film espagnol d’un génialissime duo, composé de Jaume Balaguero (la secte sans nom, Fragile) et de Paco Plaza. Le duo nous offrent un film d’horreur qui réussit là où tout les films américains ont échoués, nous filer une telle trouille que l’on tourne la tête, qu’on en vient à avoir le coeur qui bat hyper vite…

Synopsis
Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit.
Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu’au coup de fil d’une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D’horribles cris ont été entendus dans l’appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine… Elle n’imagine span>pas à quel point !<
C’est quand même incroyable qu’il ai fallut attendre presque 10 ans pour voir enfin arriver un film basé sur le principe de “Blair Witch Poject”, enfin, entre temps est passé le très Bon Cloverfield.
Donc sur le principe du faux documentaire, le duo nous offre un des meilleurs, si ce n’est le meilleur film d’horreur de ces dernières années, très loin devant les farces que sont les Hostels et autres Saw. Le film débute très calmement, il prend son temps mais ne fait pas comme cloverfield, il ne s’attarde jamais sur ses personnages, ce qui d’un côté c’est tant mieux car nos sentiments ne sont pas de la pitié ou de la peur pour eux, mais de l’effroi, du stress et de la peur pour nous, car contrairement à n’importe quel film, on est vraiment à l’intérieur, on est à la place du cameraman. Le stress, c’est peut être le sentiment qui m’a le plus envahit durant la projection, un stress qui ne monte pas progressivement, mais qui arrive d’un coup, qui déboule tel une avalanche qui arrive sans crier gare, il foudroie, il scotche sur place et ne nous quitte pas pendant tout le reste du film.

Balaguero quitte les fantômes qu’il aime bien pour s’attaquer à un thème assez casse gueule, le film de zombie, inégal car le genre possède ses petits bijoux (28 jours plus tard, l’armée des morts et 28 semaines plus tard) et ses déceptions (land of the dead et l’inégal je suis une légende). Le film pourrait être en fait le préambule à 28 jours plus tard, mais déporté en Espagne, car le film se passe uniquement dans un immeuble, et le point de départ est une contamination par la salive. Je ne peux en dire plus sans spoiler le film.
Ce qui est vraiment bien avec le duo espagnol, c’est leur maitrise de la caméra, l’entrée dans l’immeuble est incroyable de maitrise, on dirait un long plan séquence. L’utilisation de la vue caméra, comme dans les FPS, est très mien maitrisé, à part à un moment ou l’on voit un retour en arrière, et un “blanc” noir de 5 ou 6 secondes, choses complètement impossibles si l’on se base sur le fait que ce que l’on voit est une trace de ce qui c’est passé…

Le jeu des acteurs est très bon, et leur personnages aussi, ce qui permet vraiment d’y croire, bon c’est vrai que certains personnages sont caricaturaux, comme le vieux couples raciste ou les chinois qui parlent mal espagnol, mais bon…
Le film utilise les ficelles habituelles au genre, on s’attend à ce que quelque chose nous tombe dessus, mais le champ de vision serré de la caméra fait que l’on sursaute à tout les coup, le duo à compris une chose une chose pour marquer les esprits, ne jamais avoir de baisse de régime, ce qui fait que malgré la très courte durée du film (comme pour cloverfield, le film dure le temps d’une batterie standard), la tension ne retombe jamais, et si l’on à droit à des petites pauses pour nous faire souffler, c’est pour mieux affaiblir nos nerfs par la suite. Mais la chose la plus incroyable, c’est qu’ils arrivent à détruire le reste de nos nerfs grâce à un dernier quart d’heure d’anthologie, un quart d’heure éprouvant, fatiguant et stressant et épuisant.
Le final du film nous permet de profiter d’un “monstre” final digne du meilleur des jeux “Resident Evil” ou “Silent Hill”.
Au final, un film qui est censé faire peur, nous foutre la trouille, la pétoche, nous clouer au siège. Un film qui y arrive sans difficulté grâce au talent de ses deux réalisateurs. L’Espagne nous prouves encore une fois que le renouveau du cinéma fantastique viendra de chez eux.
Trailer du film
réaction du public filmé à son insu
0 Réponses vers “Où j’ai flippé ma race comme jamais…”
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