Bon, je viens de finir de mater le “dernier” film de Richard Kelly, le réalisateur du bijoux, joyaux du cinéma, Donnie Darko.
Donc oui, son dernier film s’appelle Southland Tales, et c’est ce que l’on appelle un film maudit, pourquoi, tout simplement car après une projection cannoise en avant première en 2006 qui était en demi teinte, Kelly décida de repartir en salle de montage pendant près de 1an, tout cela pour faire passer la durée de son film de 2h42 à 2h24, soit un peu moins de 20minutes de métrage. Mais les malheurs ne s’arrètent pas là, le film est finalement distribué que dans 63 salles, ce qui ridicule pour un film de cette ampleur, et le pire c’est que ce joyaux du cinéma ne connaitra peut être jamais une sortie sur le sol français (ou alors directement en dvd).
synopsis:
2005, Californie. Une attaque nucléaire surprise a précipité l’Amérique dans la guerre. 2008, pour répondre à la pénurie de carburant, la compagnie US-ident élabore un générateur d’énergie inépuisable, qui fonctionne sur les flux de l’Océan mais altère imperceptiblement la rotation de la Terre. Bientôt, la réalité s’en trouve bouleversée, en particulier les vies de l’acteur d’action amnésique Boxer Santaros, de l’ex-star du X Krysta Now et des frères jumeaux Roland et Ronald Taverner, dont le destin se confond avec celui de l’humanité toute entière…
Bon il est vrai que Kelly à vu grand, peut être un peu trop grand par rapport au niveau actuel du cinéma, et c’est bien dommage car c’est un film qui deviendra culte , mais dans combien de temps, 5ans, 10ans…
Kelly dans son film, qui n’est pas un film sf, c’est un film d’anticipation complêtement décalé, un peu comme nous, dénonce une amérique qui devient complèment folle, ou l’armée peut snipé un simple quidam sur le bord de plage sans que cela ne soit vraiment choquant, ou le côté Orwellien ressort du plus profond de ses entrailles, ou on est tous épiés par des caméras et les satellites, ou une emission de télé-réalité présenté par une star porno parle aussi de cul que d’einstein, où le cinéma et la politique ne font qu’un… et quoi de mieux pour montrer tout ça à l’ecran que de prendre un casting complètement zarb, Sarah Michelle Gellar, The Rock, Sean William Scott, Christophe Lambert, Justin Timberlake et j’en passe, il arrive à les trancander, leur donnant au final le meilleur rôle de leur vie, et je dois avouer que c’est Sean William Scott qui s’en tire avec les honneurs. Je ne vais pas en dire plus, je dirais simplement que c’est un film qui est en trop grand décalage avec son temps, un peu comme Doonie Darko ou Fight Club…